Fiscalité figée et investissements : le Territoire de l’Ouest défend sa trajectoire budgétaire
Le Territoire de la Côte Ouest a adopté son budget primitif 2026 lors d’un conseil communautaire qui s’est tenu ce lundi. Doté de 260 millions d’euros, le TO souhaite poursuivre ses investissements cette année.
Présenté par Emmanuel Séraphin, président de l’intercommunalité, le budget consolidé s’élève à près de 260 millions d’euros. Il a souligné la solidité financière de la collectivité malgré un contexte difficile, rappelant une perte de 3,2 millions d’euros liée à la loi de finances 2026. Il a également mentionné un effort d’investissement maintenu à hauteur de 58 millions d’euros, ciblant principalement les infrastructures d’eau, les transports et les équipements structurants.
Sur le plan fiscal, la vice-présidente Mireille Morel-Coianiz a annoncé une orientation prudente et stable, affirmant que la collectivité ne prévoit pas d’augmenter la pression fiscale sur les contribuables. Elle a précisé que les taux de fiscalité directe locale resteront inchangés, une décision qui s’inscrit dans un contexte économique nécessitant vigilance. Elle a rappelé que le taux applicable à la taxe sur le foncier non bâti est resté stable depuis 2012, tandis que ceux de la cotisation foncière des entreprises et de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères sont constants depuis 2016.
Dans l’opposition, Annie Pignolet-Dumont, élue communautaire de Saint-Paul, a contesté l’analyse budgétaire de l’exécutif, estimant que les chiffres cachent une réalité moins favorable. Elle a souligné une hausse des dépenses de fonctionnement et une baisse des investissements par rapport à 2025, tout en indiquant que plusieurs projets structurants rencontrent des difficultés.
Les échanges ont également porté sur les relations entre le Département et le TO. Cyrille Melchior, présent lors de la séance, a insisté sur les différences de missions entre les deux entités, affirmant que toute comparaison budgétaire était inappropriée. Il a également évoqué des dispositifs mobilisables pour les projets agricoles liés à l’eau.
Enfin, Emmanuel Séraphin a souligné l’importance d’un engagement accru des partenaires institutionnels pour le développement de l’Ouest, tandis que la seconde partie du conseil s’est déroulée dans une atmosphère plus sereine, centrée sur les représentants du TO dans divers organismes publics.
Source : Zinfos974



